L’engouement pour le film Black Panther a boosté les ventes pour certains créateurs, un bond de 30% pour certaines marques mais aussi une opportunité pour d’autres de cibler un marché communautaire, vous n’avez toujours pas compris!!!L’économie communautaire ne survivra que si la qualité et un réseau efficace voit le jour, pour l’instant, on ne voit que l’aspect division et nonchalance, le règne de l’auto-congratulation. Ouvrez les yeux bon sang!!!Pour ceux et celles qui ne voient que l’aspect « hobby » des marchés ou des micros market, c’est bien il en faut.

Lorsqu’on est en mode « hobby », on fait les choses avec plus de nonchalance, on n’attend rien de spécial, on est là oklm, on se congratule, on poste, on blogge, on « selfie » par ci on « selfie » par là, on est content(e) « on est devenu » un acteur(rice) événementiel, j’existe enfin!!! c’est ne pas moi qui dirai le contraire, c’est qui ne pas plus mal, on a juste envie de s’amuser, quelques ventes par ci juste question de rentrer dans ses frais, sans stratégie réelle on ne s’active pas vraiment pas pour atteindre ses objectifs, On ne cherche pas à profiter des opportunités de faire évoluer son « projet ».

Prendre un statut d’association pour légaliser ses ventes, ou non, ça ne change rien au côté « hobby » du projet. Ce qui lui confère, un certain état d’esprit « amateur », je ne vais pas manquer de respect…au contraire, mon billet est d’être clair sur l’aspect évolutif des nos créateurs et pour comprendre les besoins des uns et des autres et le partager.

En mode « entreprise », on agit différemment, plus sérieux. On construit un projet. On se fixe des objectifs à atteindre, et on se donne les moyens d’y arriver.Beaucoup de ces passionnés n’ont pas conscience du fait qu’un loisir créatif peut aisément se transformer en source de revenus. En 5 ans de BAM, j’ai pu discuter et entendre les plaintes et besoins des participants, pour la moitié, le marché reste un lieu convivial où networker où on peut tester et rencontrer d’autres créateurs (surtout les démarcher #Sportprofessionnelpourcertaine) et envisager une suite plus précise dans la création d’une marque, quelle-que soit la participation de la structure, beaucoup s’interroge sur les possibilités de développer son produit, c’est déjà un premier pas à encourager.

Des observations et analyses, l’équipe du BAM joue aussi un rôle de consultant pour différents marchés et événements et partage allègrement cela à travers différents axes, chose peu aisée tant le manque de confiance et motivation de beaucoup empêche le développement de beaux projets pour atteindre un niveau intéressant pour ceux qui aimeraint passer à un autre niveau. Des doutes nous en avons tous. Encore une fois, nous aimerions valoriser nos créateurs de manière plus concrète, les pousser à passer en mode professionnel, tel est notre souhait, on y gagnera tous, le gâteau est assez grand.

Pourquoi est-ce si difficile? Malgré les 1001 événements, workshops et autres réunions network, peu…osent réellement se lancer et c’est ne surement pas faute d’avoir les moyens, « j’y reviendrai dans un autre billet ».

Des exemples de réussite partielle ou en devenir ne manquent pas pour n’en citer qu’un, celui de KYTOKO KYTOKO qui après plusieurs années en tant que créatrice se décide à vivre de sa passion. Aujourd’hui, voir son projet grandir, ne peut que nous encourager. Nous lui souhaitons réussite et succès et un grand merci pour sa confiance.

Les histoires de ces marques qui s’activent et s’impliquent devraient inspirer d’autres, elles sont la preuve qu’un grand nombre de personnes se donnent les moyens d’oser passer ce cap. Quelles sont leurs recettes?

Il ne s’agit pas ici de vous obliger à devenir pro mais de partager les observations pour que ceux qui veulent se lancer comprennent un certain aspect, une partie des enjeux liés au lancement d’une marque mais surtout faire la promotion d’une économie qui risque de nous glisser entres les mains, soyez en sûres et je ne vous apprendrai rien : ces grandes marques qui surfent sur la tendance wax ( exemples).

Nous sommes dans une dynamique positive, le BAM reste avant tout une opportunité, nombreuses sont les personnes (professionnelles) issues du secteur du textile qui y passe, en mode fantôme. On finit par les repérer:  une petite carte par là, une invitation par ci, en tant que créateur c’est une belle chance, à saisir ou pas? haaa ça, c’est vous qui voyez, le but est quand même de se faire connaître et se construire un réseau professionnel, Mais soyez quand même prudent, en affaire c’est chacun pour soi.

Ne voyons pas le mal partout non plus, c’est souvent comme cela qu’on tombe sur des personnes qui orientent l’un ou l’autre et leur donnent une nouvelle dimension. Des personnes qui, sans s’en rendre compte, vous portent vers de plus beau cieux!

Le BAM c’est aussi la force d’un réseau.

Parlons clients
Quand on est en mode « hobby », on vend un peu, juste comme ça, seulement on ne vend pas grand chose ou peu car les produits reflètent ce côté  » hobby » et je vous assure qu’on remarque clairement la différence. Cela peut donner une image assez erronée de votre savoir faire et cela peut effrayer certains clients. ( Nous venons d’en faire encore l’expérience, au niveau d’un gros projet à valeur ajouter et je tiens à dire à ce créateur de talent: #ONESTENSEMBLE. La commande sera t-elle respecté, le délai, la qualité…tout ce qu’un client attend d’un service, je suis passé par là en tant que graphiste, je ne vous jetterai pas la pierre, profitez de mon expérience.

« Je suis désolé, ne prends pas cela comme un échec, au contraire, perfectionne tes finitions. »

 

Tout le côté marketing est négligé, les descriptifs…néant, photos pixelisantes, l’approche clientèle est mal ciblée. Du coup, le peu de clients qu’on attirent cherchent toujours à discuter les prix car ils ne prennent pas votre travail au sérieux. Les mêmes payeront le prix sans discuter chez…shuuttt ou iront voir leurs couturiers).

En mode « entreprise », on a étudie sa clientèle,  on sait à qui on veut vendre et on sait ce qui intéresse ces personnes. Du coup, comme on connaît leurs besoins/envies, on construit une identité de marque qui leur correspond, on leur propose des créations et un marketing ciblés qui feront mouche. Les clients ressentent tout de suite ce côté pro, car il y a une cohérence entre la marque, ses créations, ses prix et SURTOUT LA FINITION!!! JE RÉPÈTE LA FINITION, aller encore une fois LA FINITION….GRRRRR

Les visuels de la marque sont soignés (logo, photo, carte de visite, flyer etc) car on fait tout pour vendre. Et si vous n’en avez pas! CONTACTEZ MOI.

Du coup, le client vous traite avec plus de respect. Il est prêt à mettre le prix qu’il faut dans votre travail, car inconsciemment il ressent sa valeur via l’image que l’on véhicule. Il reste fidèle s’il est satisfait et parce que l’univers qu’on a construit autour de la marque lui parle. Cela aussi est important créer une identité autour de votre projet.

Malgré tous ces conseilles et je vous assure, je prends le temps, je file des tuyaux, les plus sérieux réagissent et cela se voit, d’autres tendent l’oreilles mais ne réagissent pas. J’entends encore certains me dire, que peu achètent ou s’arrêtent sur leur stand, ou encore il n’y a pas assez des visiteurs ou que la communication n’est pas top, on pourrait en discuter autant qu’on veut. Des excuses il en faut parfois pour palier à un manque de réactivité ou simplement par peur de se vendre.

Pour infos…Les ventes ce ne sont pas les 10000likes sur ta page

Ce n’est pas parce que j’aime que je vais acheter, il y a toute une stratégie, une communication, un sourire, une connaissance de la clientèle, il faut savoir s’adapter à un public et non l’inverse.

Qu’on m’explique un peu, il arrive parfois que nous ayons des personnes qui viennent d’Afrique. Imaginez juste un instant, la personne arrive dans un pays où les codes et la langue sont différents, sans connaissance de la clientèle, mais elle arrive à vendre. D’autres nés ici, vivant ici, connaissant les codes n’y arrivent pas, dans ce cas le problème est peut-être dans la manière de communiquer, dans l’attitude. personnellement  si je passe sur un stand et que tu me tires la tête ou que tu restes assis pendant que je regarde, je te le dis clairement.. ça ne me donnera pas envie d’acheter, j’irai voir à coté.

Une créatrice qui nous suit depuis le début m’a dit ceci

 » En tant que propriétaire d’une boutique, qu’il pleuve ou qu’il vente, je suis dans l’obligation d’ouvrir mon établissement. Même s’il n y a que deux clients qui y entrent, cela fait partie du commerce, il n y a aucune garantie des ventes… » Cela fait partie de la vie de commerçants… » Voilà la réalité des commerçants.

Cette même personne, commerçante aguerrie,sait aussi que pour vendre il faut des produits de qualité et variés mais le plus important reste quand-même l’accueil du client. C’est toujours étonnant de voir ceux qui arrivent à faire de bonnes ventes et ceux qui n’en font pas, on peut directement voir qui est commerçant dans l’âme et qui n’est l’ai pas. Je ne peux pas vendre à votre place, mon rôle est de créer une situation propice aux échanges et à la promotion. Le potentiel est réel, on le remarque d’éditions en éditions ici ou ailleurs. Amélioration des techniques, diversité et choix des produits: Il nous manque juste ce coté qui nous fait défaut, le professionnalisme mais (j’y reviendrai dans un prochain article pour donner quelques pistes.)

J’attends vos commentaires …n’hésitez pas positifs ou négatifs…
Prochain billet
La tendance du wax a explosé ces 3 dernières années et les grandes marques guettent le bon moment et si j’en crois mes observations cet été, nous allons avoir des surprises, tant la tendance est devenue globale, il suffit de parcourir les magazines modes pour prendre le pouls…

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