L’Atlantique Noir LGBT+, tel est le thème que nous nous sommes choisi pour cette sixième édition de votre Festival Massimadi. Concept créé par le sociologue britannique Paul Gilroy, l’Atlantique Noir représente ces liens, parcours, trajectoires, souvent forcées, parfois choisis qui ont conduit des communautés noires à se retrouver de part et d’autre de cet océan. Qu’est-ce qui nous lie ? Comment les cultures noires continuent-elles à voyager entre ces différents territoires ? Quels vécus communs ont les personnes LGBT noires des diasporas et qu’est-ce qui nous reste de commun avec le continent Africain ? Comment les diasporas peuvent-elles faire partie de la réponse aux questions contemporaines que se pose le continent Africain ?

Nous nous posons ces questions depuis la création du Festival et c’est comme toujours au travers de différents supports artistiques que nous essayerons chacun et/ou ensemble d’y apporter des réponses. Les films nous emmèneront des Etats-Unis à l’Angleterre en passant par le Brésil et Trinidad et Tobago, du Sénégal à l’Afrique du Sud en passant par le Nigeria. L’artiste Ahmed Umar (Norvège/Soudan) vous proposera sa magnifique performance If you no longer have a family, make your own in clay. Et l’équipe vous réserve aussi des installations inédites qui vous feront voyager autour de cet Atlantique Noir ainsi que l’avant-première belge du premier documentaire de Marthe Djilo Kamga, co-fondatrice du Festival.

Vos oreilles et vos corps seront également gâtés en concerts et DJ sets : il y en aura pour toutes les générations, tous les genres, toutes les orientations, tous les styles !

Bon festival !

Comment vit-on son homosexualité lorsqu’on est une femme en Côte d’Ivoire ? Dans un pays longtemps réputé pour sa relative tolérance envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) mais qui a montré ces dernières années des signes de raidissement (condamnation de deux hommes à de la prison ferme pour « pratique homosexuelle » en novembre 2016, une première), la question est épineuse. Carla, 21 ans, témoigne à visage découvert sur sa condition de lesbienne à Abidjan.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/video/2018/05/01/moi-carla-ivoirienne-et-lesbienne_5292927_3212.html

http://www.massimadi-bxl.be/fr/