Chaque année, les migrants transfèrent 550 milliards d’euros vers leur pays d’origine. Une manne considérable. Souvent, l’argent transite par des sociétés de transfert de fonds, comme Western Union ou MoneyGram, qui prélèvent au passage de juteuses commissions. Des projets existent pour faire mieux travailler cet argent au profit des pays pauvres.

 Une fois par mois, Jean-Paul Ngendakumana se rend au bureau Western Union de la gare du Midi, à Bruxelles. Il dépose une centaine d’euros en liquide, en échange desquels il reçoit un code à douze chiffres. Un tirage de loterie ? Non, les numéros sont un précieux sésame grâce auquel il pourra transférer cet argent à sa famille au Burundi. Il envoie le code par sms à son frère, Janvier, qui peut retirer l’argent, converti en francs burundais, quelques heures plus tard dans n’importe quelle banque de Bujumbura.null

Une fois par mois, Jean-Paul Ngendakumana se rend au bureau Western Union de la gare du Midi, à Bruxelles. Il dépose une centaine d’euros en liquide, en échange desquels il reçoit un code à douze chiffres. Un tirage de loterie ? Non, les numéros sont un précieux sésame grâce auquel il pourra transférer cet argent à sa famille au Burundi. Il envoie le code par sms à son frère, Janvier, qui peut retirer l’argent, converti en francs burundais, quelques heures plus tard dans n’importe quelle banque de Bujumbura.

Les tarifs des compagnies de transfert d’argent sont structurés pour ponctionner les pauvres.

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